Il était une fois… La Fare-les-Oliviers 🌿
Une histoire pour les enfants (et pour les grands curieux)
Je m’appelle Nelly Corne.
Je suis conseillère en immobilier à La Fare-les-Oliviers, et j’adore regarder tout ce qui m’entoure : les maisons, les vieux bâtiments, les collines, les moulins, les chemins, les canaux…
Partout où je vais, je me pose la même question :
“Qu’est-ce que ce lieu a à me raconter ?”
Aujourd’hui, j’aimerais te raconter l’histoire de La Fare-les-Oliviers, comme un petit conte vrai.
1. Avant le village : quand La Fare était juste une plaine
Imagine un grand espace, avec une rivière (l’Arc), des champs, des arbres…
Pas de voitures.
Pas de maisons comme aujourd’hui.
Pas d’école.
Pourtant, des gens vivaient déjà ici il y a très, très longtemps :
à l’époque des Gaulois et des Romains,
dans une grande ferme qu’on appelle une villa gallo-romaine.
Donc, même si toi tu vois un village moderne, le sol sous tes pieds, lui, a des milliers d’années d’histoire.
2. Le château du Castellas : le village perché
Maintenant, regarde les collines au-dessus du village.
Tout en haut, tu peux voir des murs en pierres en ruine : c’est le Castellas, l’ancien château de La Fare.
À l’époque du Moyen Âge :
les gens avaient peur des attaques,
alors ils construisaient leurs maisons en hauteur, près du château,
comme ça, ils pouvaient voir de loin si un danger arrivait.
Au Castellas, il y avait :
le seigneur (un peu comme le “chef” du territoire),
des soldats,
et des familles qui venaient s’y réfugier.
On vivait serrés, il faisait froid, ce n’était pas très confortable… mais c’était bien protégé.
3. Les Forbin : une famille importante
Un jour, la seigneurie de La Fare est passée entre les mains d’une grande famille de Provence :
la famille de Forbin.
À partir de là, on parle souvent de :
“Castellas de Forbin”,
“Pavillon de Forbin”,
de terres ou de bâtiments qui leur appartenaient.
Cette famille a beaucoup compté dans l’histoire du village.
On peut dire qu’ils ont “laissé leur nom partout” autour de La Fare.
4. Descendre de la colline : le Pavillon de Forbin
Un château en haut d’une colline, c’est bien pour se défendre…
Mais pour vivre tous les jours, ce n’est pas très pratique :
il y a du vent,
c’est loin des champs,
l’eau est plus difficile à chercher,
et il faut monter et descendre tout le temps.
Alors, au XVIIᵉ siècle, les seigneurs de Forbin ont décidé de construire une belle maison dans la plaine :
👉 C’est ce qu’on appelle le Pavillon de Forbin.
Imagine :
une grande maison rectangulaire,
un jardin,
des arbres,
des allées pour se promener,
des pièces plus confortables que dans un château fort.
Le pavillon existe encore aujourd’hui.
On ne peut pas toujours le visiter, mais on peut souvent le voir de l’extérieur.
C’est un peu comme une maison de maître qui raconte une partie de l’histoire du village.
5. Les oliviers : l’arbre qui donne son nom au village
Regarde bien autour de toi :
à La Fare-les-Oliviers, il y a… des oliviers partout 🌳🫒
On n’a pas ajouté “les Oliviers” au nom du village pour faire joli :
c’est parce que pendant longtemps, les olives et l’huile d’olive ont été très importantes pour les habitants.
Les oliviers :
poussent bien dans la région,
résistent à la chaleur,
donnent des olives qu’on transforme en huile.
Et pour transformer tout ça… il faut des moulins.
6. Le Grand Moulin : là où l’eau fait tourner les meules
À La Fare, il existe un grand moulin, qu’on appelle souvent le Grand Moulin.
Il a été construit pour :
écraser les olives,
en faire une pâte,
puis presser cette pâte pour obtenir de l’huile d’olive.
Mais ce moulin a une particularité importante :
il ne fonctionne pas avec de l’électricité (à l’époque, ça n’existait pas) ni avec des animaux…
Il fonctionne grâce à l’eau 💧
Un canal amène l’eau jusqu’au moulin.
L’eau fait tourner une grande roue, qui fait bouger les mécanismes du moulin.
C’est un peu comme une grosse machine naturelle : on utilise la force de l’eau.
Aujourd’hui encore, le moulin fonctionne en coopérative.
Des familles d’oléiculteurs y apportent leurs olives pour faire leur huile.
7. La “machinerie” du canal : le petit bâtiment carré
Près du moulin, il y a un bâtiment carré en pierre.
De l’extérieur, on pourrait croire que ce n’est qu’une petite remise.
En réalité, c’est un endroit très important :
C’est là que se trouvent les vannes (des sortes de portes en bois ou en métal) qui servent à
ouvrir ou fermer l’eau,
régler la quantité d’eau qui arrive,
protéger le moulin en cas de trop forte eau.
On appelle ça la machinerie du canal.
C’est un peu la salle de contrôle du système hydraulique.
Quand tu verras l’image de ce petit bâtiment carré, tu pourras te dire :
“Ce n’est pas juste une cabane…
C’est le cœur de la machine à eau du moulin.”
8. Le Moulin Roustan : un autre morceau d’histoire
À La Fare, il y a un autre moulin : le Moulin Roustan.
Au départ, c’était un moulin “à sang” : c’est-à-dire qu’il était actionné par la force animale (des animaux qui tournent autour, comme un manège).
Plus tard, il a servi à d’autres choses : chapelle, école, puis lieu culturel.
Aujourd’hui, c’est un bâtiment qui fait partie du patrimoine du village.
Il montre que La Fare a toujours été un lieu de travail, de transformation, de vie.
9. Le blason, le flambeau… et les souterrains
Comme beaucoup de villages, La Fare-les-Oliviers a un blason (un dessin qui représente la commune).
Sur ce blason, tu peux voir une main qui tient un flambeau 🔥
Grâce à cela, une légende est née :
On raconte qu’il aurait existé un souterrain entre le château du Castellas et la plaine, peut-être jusqu’au Pavillon de Forbin.
Les seigneurs auraient utilisé un flambeau pour s’y déplacer en secret.
Est-ce que c’est vrai ?
On ne le sait pas vraiment.
Mais les histoires de souterrains, de passages cachés, de signaux lumineux…
tout cela fait partie du charme du village et de ce qu’on aime se raconter.
10. Aujourd’hui : un village vivant, avec une grande histoire
Aujourd’hui, La Fare-les-Oliviers, c’est :
des maisons, des écoles, des commerces,
des familles qui vont au travail, à l’école, au sport,
et toujours : des collines, des vignes, des oliviers, des moulins, un canal.
Quand tu te promènes dans le village, tu peux te dire :
Là-haut, il y a le Castellas, le vieux château.
Là-bas, il y a le Pavillon de Forbin, la maison des seigneurs dans la plaine.
Ici, c’est le Moulin, où on fait l’huile.
Et ce petit bâtiment carré ? C’est la machinerie qui contrôle l’eau du canal.
Tu vis peut-être au milieu de tout ça sans y penser tous les jours…
Mais maintenant, tu sais que ton village a une vraie histoire de chevaliers, d’eau, d’olives et de légendes.