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La Fare-les-Oliviers raconté par Nelly Corne, passionnée d'histoire et d'imm

Histoire
15/11/2025 - 6 min read
La Fare-les-Oliviers raconté par Nelly Corne, passionnée d'histoire et d'imm


Il était une fois… La Fare-les-Oliviers 🌿

Et si je vous racontais son histoire ?

Je suis Nelly Corne, conseillère en immobilier, et surtout une grande curieuse de l’environnement qui m’entoure : j’observe en permanence l’architecture, le patrimoine et l’évolution urbaine des lieux où je vis, où je travaille et de ceux que je traverse au fil de mes déplacements et de mes voyages.
Aujourd’hui, j’avais envie de vous parler non pas d’une maison, mais d’un village : celui que j’ai la chance d’arpenter au quotidien.


Quand vous arrivez à La Fare-les-Oliviers, vous voyez d’abord un village vivant : des commerces, des écoles, des voitures qui passent, des collines autour, des oliviers un peu partout.
Mais si vous prenez le temps de lever les yeux, de regarder la colline du Castellas, le pavillon au milieu des arbres, le moulin, le canal… alors, tout à coup, vous sentez qu’ici, il y a quelque chose de plus.

Aujourd’hui, j’ai envie de vous raconter l’histoire de La Fare, comme on ouvre un livre : avec ses seigneurs, ses moulins, ses souterrains et ses légendes.
Installez-vous, je vous emmène.


Aux origines de La Fare : bien avant le « village »

Bien avant les maisons, avant les routes, avant même le nom de “La Fare”, la plaine de l’Arc est déjà habitée.
Les recherches archéologiques mentionnent des occupations très anciennes dans la basse vallée de l’Arc et une grande villa gallo-romaine sur le site de La Garanne, sur le territoire farenc. roquepertuse.org+1

Autrement dit : cela fait des millénaires que des gens vivent, cultivent, circulent ici.

Vous marchez aujourd’hui sur un territoire ancien, même si tout autour de vous semble moderne.


Le château du Castellas : là-haut, sur la colline

Levez les yeux vers la chaîne d’Éguilles.

Tout en haut, accroché au rocher, vous apercevez des ruines : c’est le Castellas, l’ancien château de La Fare.
Au Moyen Âge, quand les temps sont troublés, on se replie sur les hauteurs. Le castrum de La Fare est mentionné dès le XIIᵉ siècle : là-haut, on surveille la vallée, les chemins, les passages. roquepertuse.org+1

Imaginez :
les familles montent au château en cas de danger, les sentinelles veillent, les feux de signalisation s’allument la nuit. On vit serrés, mais protégés.

Pendant longtemps, c’est ici que bat le cœur du pouvoir seigneurial.


La famille de Forbin entre en scène

Puis l’histoire bascule.

Aux XVIᵉ–XVIIᵉ siècles, la seigneurie de La Fare passe entre les mains d’une grande famille provençale : les Forbin. roquepertuse.org
À partir de ce moment-là, ce sont eux, les seigneurs de La Fare, et leur nom va marquer durablement le territoire.

On retrouve leur empreinte :

  • dans l’organisation des terres,

  • dans le développement des cultures irriguées,

  • et surtout dans le système hydraulique qui va permettre, plus tard, la construction d’un grand moulin à huile alimenté par le canal de La Fare.

C’est un peu comme si, en prononçant “Forbin”, vous ouvriez une porte sur plusieurs siècles d’histoire locale.


Du château au pavillon : descendre de la colline

Le Castellas est exposé au vent, difficile d’accès, assez rude à vivre au quotidien.
Alors, au XVIIᵉ siècle, le seigneur du lieu prend une décision très humaine : descendre.

Il fait construire, en plaine, une demeure plus confortable, entourée de verdure : le Pavillon de Forbin. roquepertuse.org+1

Imaginez la scène :
un grand bâtiment rectangulaire, un parc, des allées, des arbres, de la lumière…
On est toujours à La Fare, mais dans un autre monde : celui des jardins, des salons, d’une vie plus douce, au bord de la plaine de l’Arc.

Ce pavillon, qu’on peut encore apercevoir aujourd’hui, raconte le moment où la vie seigneuriale quitte la forteresse pour se rapprocher des terres et de l’eau.


La Fare-les-Oliviers : un village façonné par l’huile

La Fare n’est pas devenue “La Fare-les-Oliviers” par hasard.

L’olivier s’impose peu à peu comme l’arbre roi : les grandes plantations se développent au XVIIᵉ siècle, puis la culture prend une place centrale dans l’économie locale. Moulin de la Fare

Et qui dit olives, dit… moulin.

Le Grand Moulin à huile : naissance d’un géant hydraulique

Au début du XVIIIᵉ siècle, on franchit un cap : pour la première fois, on exploite la force de l’eau à La Fare pour faire tourner un grand moulin à huile, alimenté par le canal de La Fare. roquepertuse.org+1

Les textes évoquent la construction d’un moulin entre 1706 et 1710 :

  • le seigneur du lieu fournit terrains et matériaux,

  • les habitants apportent leur travail,

  • et l’eau du canal devient l’énergie motrice de ce grand équipement.

Ce moulin va rapidement jouer un rôle majeur :

  • au XVIIIᵉ siècle, l’huile d’olive produite à La Fare est exportée bien au-delà du village,

  • malgré des crises (grand hiver de 1789, difficultés économiques du XIXᵉ siècle), l’activité perdure,

  • en 1925, le moulin devient une coopérative oléicole, qui existe toujours aujourd’hui et compte des centaines d’adhérents. Moulin de la Fare

La machinerie du canal : « La Machine » et l’édifice carré

C’est là que les informations du site Roquepertuse deviennent passionnantes.

Le texte décrit en détail le dispositif hydraulique du Grand Moulin :

  • Au nord du site, arrive le canal de La Fare.

  • Un système permet de dériver l’eau dans un bassin de régulation appelé « La Machine », une sorte de grande écluse où l’on stocke l’eau avant de la lâcher sur la roue du moulin. roquepertuse.org+1

Juste à côté, se trouve un élément que j’aime particulièrement, et que vous verrez sur le visuel que j’ajoute :
un édifice carré, massif, sobre.

D’après la description du site, ce bâtiment servait à abriter un système de martelières (des vannes en bois et métal) permettant de :

  • ouvrir ou fermer l’arrivée d’eau,

  • ajuster le débit,

  • protéger les installations en cas de crue,

  • et synchroniser l’alimentation de la roue avec les besoins du moulin. roquepertuse.org+1

En d’autres termes :
c’était la salle des machines de l’époque, en version provençale.
Ce petit cube de pierre, que l’on pourrait presque prendre pour une dépendance quelconque, est en réalité le cerveau hydraulique du système.

👉 C’est ce bâtiment-là que je vous montrerai dans le visuel du canal : l’édifice carré de machinerie qui pilotait l’eau avant qu’elle ne se transforme en énergie.


Le Moulin Roustan et les autres usages de l’eau

À côté du Grand Moulin à huile, il existe aussi le Moulin Roustan, un ancien moulin “à sang”, c’est-à-dire mû à l’origine par la force animale, puis reconverti au fil du temps (chapelle, école, lieu culturel). roquepertuse.org+1

En additionnant :

  • le Grand Moulin hydraulique,

  • le Moulin Roustan,

  • le canal et ses ouvrages,

on comprend à quel point l’eau est au cœur de l’histoire farencque : elle fait tourner les meules, nourrit les cultures, structure le paysage.


L’eau maîtrisée : canal, terres et jardins

Depuis longtemps, l’eau n’est pas seulement “subie” à La Fare : elle est organisée.

Le canal de La Fare est géré par une Association Syndicale Autorisée (ASA), qui s’occupe de la distribution, de l’entretien et des travaux de modernisation. roquepertuse.org+1

Concrètement, cela permet :

  • d’irriguer les oliveraies et les vignes,

  • de maintenir des jardins et des cultures malgré la sécheresse estivale,

  • et de prolonger une tradition ancienne de maîtrise de l’eau.

Quand vous voyez un jardin farenc bien vert en plein été, il y a souvent, derrière, une histoire de canal, de vannes, de tours d’eau et de machinerie.


Un blason, un flambeau… et des souterrains ?

Pour comprendre l’âme d’un village, j’aime regarder ses symboles.

Les armoiries de La Fare-les-Oliviers montrent une main tenant un flambeau, sur fond bleu. excerpts.numilog.com

Certains y voient un clin d’œil à un rôle de signalisation : comme un feu qui guide, éclaire, prévient.
Couplé aux légendes locales, cela nourrit l’imaginaire autour de possibles souterrains reliant le Castellas, là-haut, à la plaine et aux demeures seigneuriales.

Est-ce que ces souterrains existent encore ? Probablement pas de façon accessible.
Est-ce qu’ils ont existé un jour ? On ne le saura peut-être jamais complètement.

Mais l’important, c’est ce que cela raconte :
l’idée que La Fare est un village de passages cachés, de continuités entre haut et bas, entre défense et exploitation des terres, entre pouvoir et vie quotidienne.


D’hier à aujourd’hui : ce que vous voyez en traversant le village

La Fare-les-Oliviers, ce n’est pas un musée figé.
C’est un village qui a grandi, qui s’est étendu, qui a vu s’installer des lotissements, des commerces, des familles venues d’ailleurs.

Mais si vous savez où regarder, vous voyez encore partout les traces de son histoire :

  • le Castellas, silhouette de pierres sur la colline,

  • le Pavillon de Forbin, posé en plaine,

  • le Grand Moulin et son édifice carré de machinerie,

  • le Moulin Roustan, reconverti,

  • les oliveraies, les vignes, les collines,

  • et le canal, parfois discret, mais toujours structurant.

Vous circulez peut-être tous les jours dans des rues modernes sans imaginer que vous marchez sur plus de dix siècles d’histoire… et sur un système hydraulique pensé, aménagé, perfectionné génération après génération.


🟧 L’avis de Nelly

Je vous l’ai dit au début : je suis conseillère en immobilier, mais aussi observatrice passionnée de l’architecture, du patrimoine et de l’évolution urbaine des lieux que je traverse.

Ce que j’aime à La Fare-les-Oliviers, c’est ce mélange unique :

  • un village qui vit, avec ses commerces, ses écoles, ses associations,

  • et un territoire qui se raconte, à travers ses moulins, ses canaux, ses collines et ses édifices parfois discrets… comme ce fameux bâtiment carré de la machinerie du canal.

Quand je vous accompagne dans un projet immobilier ici, je ne regarde pas seulement :

  • la surface,

  • le nombre de chambres,

  • ou le DPE.

Je regarde aussi :

  • dans quel morceau d’histoire se trouve votre maison,

  • quel paysage l’entoure (vue sur le Castellas, proximité du moulin, du canal, des oliveraies…),

  • comment on y vit vraiment : lumière, vent, calme, chemin de l’école, habitudes de quartier.

Je suis convaincue qu’on ne choisit pas seulement un bien, mais un cadre de vie et une histoire à continuer.

C’est pour cela que j’aime donner un nom à certaines maisons, comme La Maison Forbin :
pour vous aider à voir, derrière une façade, tout ce qui relie un lieu à l’histoire du village.


❓ FAQ – La Fare-les-Oliviers, histoire & cadre de vie

1. La Fare-les-Oliviers, c’est plutôt un village ou une petite ville ?

C’est un peu les deux :

  • un cœur de village avec commerces, écoles, services,

  • et des quartiers résidentiels plus récents autour.

On garde un esprit village très fort, avec un lien permanent à la nature (collines, vignes, oliviers).


2. Pourquoi le village s’appelle-t-il “La Fare-les-Oliviers” ?

L’ajout de “les Oliviers” officialise simplement ce qui était déjà une réalité :
ici, l’olivier est partout, dans les paysages comme dans la vie économique, notamment via le moulin et la coopérative oléicole.


3. Peut-on visiter le Castellas et le Pavillon de Forbin ?

  • Le Castellas est accessible en randonnée. On peut monter jusqu’aux ruines et profiter d’une très belle vue sur la plaine et l’étang de Berre.

  • Le Pavillon de Forbin n’est pas en accès libre permanent, mais il fait l’objet de visites ou d’ouvertures ponctuelles, notamment lors de certaines manifestations.

Même sans entrer, le fait de les repérer change déjà le regard qu’on porte sur le village.


4. À quoi servent le canal agricole et l’ASA du canal de La Fare ?

Le canal de La Fare permet d’irriguer :

  • les oliveraies,

  • les vignes,

  • certaines parcelles cultivées et jardins.

Il est géré par une Association Syndicale Autorisée (ASA), qui organise la répartition de l’eau et veille à l’entretien du réseau.
Pour un propriétaire, cela peut être un vrai atout : un jardin irrigué, ce n’est pas la même vie au mois d’août…


5. Est-ce qu’il y a vraiment des souterrains entre le Castellas et la plaine ?

On touche là à la frontière entre histoire et légende.

Les archives et les études locales évoquent surtout :

  • la symbolique du flambeau sur le blason,

  • des systèmes de circulation entre haut et bas,

  • des récits transmis de génération en génération.

Peut-être y a-t-il eu des galeries, des passages, des cavités techniques.
Aujourd’hui, ce sont surtout des histoires… mais elles participent au charme du village.


6. La Fare-les-Oliviers, c’est adapté pour un projet de vie avec enfants ?

Oui.

Pour beaucoup de familles, La Fare offre :

  • des écoles et des équipements de proximité,

  • un accès raisonnable vers Aix, Salon, l’étang de Berre,

  • une qualité de vie faite de collines, de vignes, d’oliviers et de vie de village.

Si vous aimez les lieux qui ont une identité forte, c’est un cadre de vie qui a beaucoup de sens.


7. En quoi l’histoire du village joue-t-elle un rôle dans un projet immobilier ?

Connaître l’histoire du village permet de :

  • mieux comprendre l’emplacement d’un bien (ancien chemin, proximité du canal, du moulin, etc.),

  • mieux raconter sa maison quand on la met en vente,

  • mieux se projeter quand on achète : on n’achète pas seulement des murs, mais un environnement et une histoire.


8. Comment pouvez-vous être accompagné si vous avez un projet à La Fare-les-Oliviers ?

Si vous envisagez de vendre ou d’acheter à La Fare-les-Oliviers, je peux vous accompagner :

  • sur l’estimation de votre bien,

  • sur la mise en valeur (photos, texte, nom, stratégie),

  • sur le suivi de votre projet jusqu’à la signature.

Et si cette plongée dans l’histoire de La Fare vous donne envie de voir comment tout cela se traduit dans une maison actuelle…

👉 Je vous invite à venir découvrir la Maison Forbin, une maison à réinventer au cœur de ce village provençal façonné par l’eau, les oliviers… et quelques beaux secrets de machinerie. 💧🌿🧱

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