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Écopâturage à La Fare-les-Oliviers : les moutons entre plaine et colline

ACTU DES VILLES
10/05/2026 - 5 min read
Écopâturage à La Fare-les-Oliviers : les moutons entre plaine et colline


Écopâturage à La Fare-les-Oliviers : quand les moutons entretiennent nos collines et racontent une Provence vivante

Il y a des scènes qui rappellent pourquoi l’on aime vivre ici.

Un matin, au détour du quartier des Nations, sur les terres agricoles et naturelles qui bordent La Fare-les-Oliviers au Sud, les moutons sont là. Paisibles. Concentrés sur leur travail silencieux. Ils avancent doucement dans l’herbe, sous l’œil du berger, avec cette évidence simple des gestes anciens.

À deux pas des commerces, des écoles, des routes que l’on emprunte chaque jour, la nature reprend toute sa place. C’est peut-être cela, le privilège de vivre à La Fare-les-Oliviers : pouvoir passer d’un quotidien pratique, connecté, villageois, à une scène presque intemporelle, où les collines, les oliviers, les chiens de berger et les troupeaux composent encore le paysage.

Depuis plusieurs années, l’écopâturage fait partie de ces rendez-vous discrets mais précieux sur la commune. On le remarque parfois par hasard, lors d’une promenade. On le photographie. On s’arrête. On sourit. Et l’on se dit que ce geste-là, à la fois simple et profondément utile, mérite d’être raconté.

[Photo 1 — Troupeau dans le quartier des Nations, La Fare-les-Oliviers]
Crédit photo : Nelly Corne

Un entretien naturel des collines, au rythme des saisons

L’écopâturage consiste à confier l’entretien de certains espaces naturels ou agricoles à des animaux, ici des moutons. Leur passage permet de réduire une partie de la végétation, de limiter l’embroussaillement et de participer à la prévention du risque incendie.

À La Fare-les-Oliviers, ce n’est pas une action isolée. La commune communique régulièrement sur la présence des troupeaux en colline. En 2024 déjà, elle rappelait que les moutons revenaient chaque année durant les mois de mai et juin pour participer au débroussaillement, avec un objectif clair : réduire la végétation, lutter contre les feux de forêt et favoriser la biodiversité.

Ce qui frappe, quand on les observe sur le terrain, c’est l’équilibre de cette méthode. Elle n’efface pas la main de l’homme, elle la complète. Le berger connaît son troupeau, les chiens travaillent, les animaux se déplacent progressivement d’une zone à l’autre. Rien n’est brutal. Tout se fait dans une forme de continuité avec le paysage.

Dans le quartier des Nations, en bas de la zone verte et agricole, leur présence donne une autre lecture du lieu. Ce ne sont pas seulement des terrains ouverts ou des collines en arrière-plan. Ce sont des espaces vivants, entretenus, traversés par des usages agricoles, écologiques et humains.


Crédit photo : Denis Lamalice

Tradition pastorale et modernité écologique : deux dimensions qui se rejoignent

Voir passer les moutons à La Fare-les-Oliviers, ce n’est pas seulement assister à une opération d’entretien naturel. C’est aussi retrouver une image profondément provençale.

Le pastoralisme appartient à l’histoire de nos territoires. En Provence, les troupeaux ont longtemps circulé entre plaines, collines et alpages. La transhumance, c’est ce déplacement saisonnier des troupeaux, notamment au printemps, lorsqu’ils quittent les zones basses pour rejoindre des pâturages plus hauts et plus frais. La Maison de la Transhumance rappelle d’ailleurs que cette pratique est reconnue depuis 2023 au patrimoine culturel immatériel de l’humanité par l’UNESCO.

À Salon-de-Provence, tout près de La Fare-les-Oliviers, cette culture pastorale est encore célébrée publiquement. En mai 2026, la ville  accueille une fête de la transhumance avec plus de 1 200 animaux — brebis, moutons, chèvres et ânes — dans les rues, au son des traditions provençales.

Alors, les moutons croisés dans les collines de La Fare sont-ils “la transhumance” au sens strict ? Pas forcément. Il s’agit d’abord d’un écopâturage local, organisé pour entretenir les espaces naturels. Mais leur présence s’inscrit dans la même culture : celle du berger, du troupeau, du lien entre l’animal, la terre, le végétal et la saison.

C’est sans doute ce qui rend la scène si forte. Elle est utile aujourd’hui, tout en venant de très loin.

Crédit photo : Denis Lamalice


Ce que l’on ressent quand on vit ici

Il y a une émotion particulière à voir les moutons pâturer près de chez soi.

Ce n’est pas spectaculaire au sens moderne du terme. Ce n’est pas bruyant, ni exceptionnel. C’est même tout l’inverse : c’est calme, évident, presque familier. Et c’est précisément pour cela que cela touche.

On se rend compte que l’on habite un secteur rare. La Fare-les-Oliviers offre cette proximité immédiate avec les services du quotidien, les commerces, les axes de circulation, tout en conservant un rapport direct à la nature. En quelques minutes, on passe du cœur du village aux collines, des rues habitées aux sentiers, du rythme urbain à une respiration beaucoup plus large.

La commune met en avant ses espaces de pleine nature, avec des sentiers accessibles de 3 à 10 km, des paysages de colline, le Castellas, la borie, l’oratoire Saint-Jacques-de-Compostelle et des points de vue vers la Sainte-Victoire et la plaine de Berre. Ces lieux ne sont pas de simples décors. Ils font partie de notre cadre de vie.

Quand les moutons investissent tour à tour les espaces verts et agricoles, du quartier des Nations jusqu’aux hauteurs du Castellas, ils rappellent que ce territoire n’est pas figé. Il vit. Il respire. Il demande de l’attention.


Crédit photo : Denis Lamalice.

Un geste écologique, mais aussi un geste de bon sens

Dans un territoire méditerranéen, entre sécheresse estivale, végétation dense et risque incendie, l’entretien des collines est un sujet sérieux.

L’écopâturage apporte une réponse douce et cohérente. Les moutons réduisent naturellement l’herbe et certaines broussailles. Ils permettent aussi d’entretenir des zones parfois difficiles d’accès pour les machines. Leur passage limite le recours à des méthodes plus lourdes, tout en maintenant une activité pastorale visible et utile.

Ce n’est pas une solution magique. Elle demande une organisation, un berger, des chiens de protection, des zones adaptées, de la vigilance de la part des promeneurs. Mais c’est justement cette dimension collective qui est intéressante : chacun a un rôle à jouer.

La mairie rappelle par exemple qu’il faut contourner largement la zone de pâturage, rester calme à proximité du troupeau et tenir son chien en laisse. Ces consignes protègent les animaux, le berger, les promeneurs et les chiens de protection.

Ce respect est essentiel. Les moutons ne sont pas là pour une animation. Ils travaillent. Le berger aussi. Les observer, oui. Les photographier à distance, oui. Mais sans les déranger.


Crédit photo : Nelly Corne 

La Fare-les-Oliviers, un équilibre rare entre village, nature et qualité de vie

Pour celles et ceux qui vivent ici, cette présence des moutons dit beaucoup du territoire.

La Fare-les-Oliviers n’est pas seulement une commune bien située. C’est un village où l’on peut encore avoir un rapport direct à la terre, aux saisons, aux collines. Un lieu où la qualité de vie ne se mesure pas uniquement en mètres carrés ou en temps de trajet, mais aussi en lumière, en silence, en paysages, en promenades du soir, en scènes que l’on n’aurait pas forcément imaginé croiser si près de chez soi.

C’est ce qui donne de la valeur à un cadre de vie. Et cette valeur-là ne se décrète pas. Elle se ressent.

Voir les moutons dans le quartier des Nations, les apercevoir près des oliviers, les croiser sur les hauteurs du Castellas, c’est prendre conscience d’un privilège discret : vivre dans un secteur où la nature n’est pas loin, où les traditions ne sont pas seulement racontées dans les livres, où l’écologie peut prendre une forme très concrète.

Des habitants, des bergers, une commune : une même attention au territoire

Ce qui est beau dans cette démarche, c’est qu’elle repose sur une forme d’attention partagée.

Il y a les bergers, qui perpétuent un savoir-faire exigeant. Il y a les animaux, qui entretiennent les espaces par leur simple présence. Il y a la commune, qui organise et encadre cette pratique. Il y a aussi les habitants, les promeneurs, les photographes amateurs, tous ceux qui témoignent, qui partagent, qui respectent.

Les photos prises récemment dans le secteur du quartier des Nations, ou celles réalisées sur les hauteurs du Castellas par Denis Lamalice et partagées avec son autorisation, participent à cette mémoire locale. Elles montrent un moment simple, mais précieux.

Elles rappellent aussi que l’on protège mieux ce que l’on prend le temps de regarder.

Le conseil expert de Nelly Corne

Dans l’immobilier, on parle souvent d’emplacement, de surface, d’exposition ou de prestations. Mais un lieu de vie ne se résume jamais à une fiche technique.

À La Fare-les-Oliviers, la valeur d’un bien se comprend aussi à travers son environnement : la proximité du village, les commerces accessibles, les écoles, les axes pratiques, mais aussi les collines, les sentiers, les oliviers, les vues, les usages agricoles et naturels encore présents.

Un acquéreur ne cherche pas seulement une maison. Il cherche un équilibre. Un rythme. Une manière de vivre.

C’est pour cela qu’un secteur proches des espaces naturels de La Fare, mérite une lecture fine. On n’y achète pas seulement des murs. On y choisit une qualité de vie, faite de proximité, de nature et d’identité provençale.

C'est un point qui influe sur l'estimation. Nous pouvons en discuter ou réaliser une première estimation en ligne.

En savoir plus sur la commune

FAQ — Écopâturage et moutons à La Fare-les-Oliviers

Pourquoi y a-t-il des moutons à La Fare-les-Oliviers ?

Les moutons sont présents dans le cadre d’un écopâturage. Ils participent à l’entretien naturel des collines et des espaces verts, notamment en réduisant la végétation. Cette pratique aide aussi à limiter le risque incendie et à préserver une forme d’équilibre écologique. Infos du le site de la mairie

Est-ce de la transhumance ?

À La Fare-les-Oliviers, il s’agit d’abord d’un écopâturage local. En revanche, cette présence s’inscrit dans une tradition pastorale provençale plus large. Le printemps est bien une période associée à la transhumance, notamment dans les Bouches-du-Rhône et les Alpilles.

Peut-on s’approcher des moutons pour les photographier ?

Il est préférable de rester à distance. Les moutons peuvent être stressés par les gestes brusques, les chiens ou une présence trop proche. Les photos sont possibles, mais en respectant le troupeau, le berger et les chiens de protection.

Que faire si l’on croise le troupeau en promenade ?

Il faut contourner la zone de pâturage, rester calme et éviter les mouvements brusques. Avec un chien, il est indispensable de le tenir en laisse à proximité du troupeau.

Où peut-on voir les moutons à La Fare-les-Oliviers ?

Leur présence varie selon les zones de pâturage. Ils peuvent être aperçus dans les secteurs agricoles et naturels, notamment autour du quartier des Nations, en bas des zones vertes, ou encore vers les hauteurs des collines du Castellas selon les périodes.

Pourquoi l’écopâturage est-il important pour la commune ?

Parce qu’il combine plusieurs intérêts : entretien naturel des espaces, prévention incendie, respect de la biodiversité, maintien d’un savoir-faire pastoral et valorisation du cadre de vie. C’est une pratique à la fois écologique, utile et profondément liée à l’identité provençale.


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